Déclaration d’impôts en micro-entreprise : guide complet 2026

Bienvenue sur la boîte à outils Formation Wenet !

Vous cherchez à améliorer la communication et le marketing de votre entreprise ?
Dans ce cas vous allez adorer nos contenus 🙂

Mon équipe et moi-même nous créons des formations professionnelles et nous vous partageons nos meilleurs tutos et conseils sur notre boîte à outils, sur notre Facebook, sur notre Instagram et sur notre compte TikTok.

Que vous vous posiez la question de vous lancer en tant qu’indépendant ou que vous soyez déjà lancé mais que vous n’arrivez pas encore à en vivre, nos ressources gratuites sont faites pour toi.

La nouvelle saison déclarative démarre bientôt, nous vous proposons donc à cette occasion ce guide complet, avec pour objectif d’expliquer pas à pas la déclaration d’impôts pour les indépendants (micro-entrepreneurs) en 2026. Qu’il s’agisse de votre première déclaration en tant qu’indépendant ou que vous cherchiez simplement à vous mettre à jour pour 2026, vous trouverez dans cet article toutes les informations et réponses à vos questions : fiscalité, compréhension des taxes, calcul en fonction de votre activité, comment déclarer vos revenus, quelles cases remplir, quelles sont les modalités de paiement et les erreurs à éviter, tout y est !

Auto-entrepreneur : comprendre la déclaration d’impôts

Qu’est-ce que la déclaration d’impôts pour un auto-entrepreneur ?

La déclaration de revenus des indépendants consiste à informer l’administration fiscale, dès le mois d’avril et jusqu’à la fin du mois de mai, des revenus générés par votre micro-entreprise sur une année civile. Contrairement à une société, l’auto-entrepreneur est imposé à titre personnel, dans la catégorie des bénéfices.

En micro-entreprise, vous déclarez donc le chiffre d’affaires encaissé, mais pas vos charges réelles, étant donné qu’elles sont prises en compte via un abattement forfaitaire.

À quoi servent les impôts payés par l’auto-entrepreneur ?

Les taxes collectées financent plusieurs choses et notamment les services publics (santé, éducation, sécurité), les infrastructures et les prestations sociales.

Pour l’auto-entrepreneur, ils se composent de l’impôt sur le revenu, de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et, en fonction des seuils atteints par votre activité, de la TVA éventuelle.

Les régimes fiscaux de l’auto-entreprise

Le régime micro-fiscal classique

Par défaut, les indépendants relèvent du régime micro-fiscal, avec un principe simple. Vous déclarez votre chiffre d’affaires (CA) puis l’administration applique un abattement forfaitaire, donc fixe, pour vos frais ; ensuite, c’est le montant restant qui est soumis au barème de l’impôt sur le revenu.

Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu

Un autre régime existe, celui du versement libératoire. Ce régime simplifié, optionnel et accessible sur demande, permet de payer vos impôts en même temps que vos cotisations sociales, tant que vous respectez les conditions d’accès, à savoir :

  • Votre RFR (revenu fiscal de référence) ne doit pas dépasser le plafond de 27 478 € par part de quotient familial (attention, le RFR pris en compte est celui de l’année N-2).
  • Vous devez en avoir fait la demande à temps pour la nouvelle saison déclarative (à la création de l’entreprise ou avant le 30 septembre pour qu’il puisse s’appliquer à l’année suivante).

Les taux pour cette option sont ensuite fixes et dépendent de votre activité :

  • 1 % pour les ventes et l’hébergement.
  • 1,7 % pour les prestations de services (bénéfices industriels et commerciaux).
  • 2,2 % pour les professions libérales (bénéfices non commerciaux).

Calcul de l’impôt en micro-entreprise selon l’activité

Pour les activités commerciales (BIC – ventes) :
Abattement forfaitaire : 71 %
Imposition sur 29 % du CA
Exemple : pour un CA de 30 000 €, on aura un revenu imposable de 8 700 €.

Pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) :
Abattement forfaitaire : 50 %
Exemple : pour un CA de 20 000 €, on aura un revenu imposable de 10 000 €.

Pour les professions libérales (BNC) :
Abattement forfaitaire : 34 %
Exemple : pour un CA de 25 000 €, on aura un revenu imposable de 16 500 €.

Comment déclarer ses impôts quand on est auto-entrepreneur ?

Déclaration du chiffre d’affaires (URSSAF)

Tout indépendant doit déclarer son chiffre d’affaires mensuellement ou trimestriellement sur le site de l’URSSAF.

Cette déclaration sert ensuite au calcul des cotisations sociales et du versement libératoire dans le cas où l’option a été choisie.

Déclaration annuelle de revenus (impôts)

En complément, et peu importe votre régime fiscal (versement libératoire ou non), vous devez remplir la déclaration annuelle, formulaire n°2042 et annexe 2042-C-PRO.

Pour ce faire :

  1. Connectez-vous à votre espace particulier sur impots.gouv.fr.
  2. Cliquez sur “Déclarer mes revenus”.
  3. Vérifiez votre situation (adresse, foyer fiscal).
  4. À l’étape “Revenus”, cochez “Revenus des indépendants”.
  5. Sélectionnez les bonnes cases pour ajouter le formulaire correspondant à votre situation.
  6. Accédez au formulaire 2042-C-PRO.
  7. Renseignez votre chiffre d’affaires annuel encaissé dans les cases correspondant à votre activité.
  8. Vérifiez le récapitulatif, signez et validez la déclaration.

Attention, cette déclaration est obligatoire même si votre chiffre d’affaires est nul.

Capture d'écran des cases à cocher dans la déclaration d'impôts micro entrepreneur

Quelles cases cocher pour ajouter les bonnes annexes ?

Sur la capture d’écran ci-dessus on a coché volontaire 4 cases que nous allons vous détailler l’une à la suite des autres pour que vous compreniez si vous devez ou non la cocher.

Case “Micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) ayant opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu”

Si l’an passé (année pour laquelle vous déclarez vos revenus), vous aviez opté pour la prélèvement libératoire, alors cochez cette case.

Case “Revenus industriels et commerciaux professionnels”

Si vous n’aviez pas opté pour le versement libératoire ET si votre activité est commerciale ou artisanale (vente de marchandises ou prestations des bénéfices industriels et commerciaux) il convient alors de cocher la case des revenus industriels et commerciaux professionnels.

Case “Revenus non commerciaux professionnels”

Si vous n’aviez pas opté pour le versement libératoire ET si votre activité est libérale (prestations BNC) alors cochez la case des revenus non commerciaux professionnels.

Donc suivant votre cas vous cocherez l’une de ces 3 cases. Si vous avez à la fois une activité BIC et BNC vous devez cocher les deux cases.

Case “Comptes à l’étranger. Revenus de source étrangère. Reprise de réductions ou de crédits d’impôts. Revenus d’activité et de remplacement soumis aux contributions sociales. Revenus du patrimoine exoneres de aScet de CRIDS”

Enfin la case “Comptes à l’étranger” est à cocher si vous avez un compte Paypal, Revolut, Wise ou tout autre compte bancaire dont l’IBAN ne commence pas par FR. Ne négligez pas cette déclaration car désormais le fisc impose à la plupart des banques de leur remonter en automatique les coordonnées des propriétaires des comptes à l’étranger et de ce fait si vous ne déclarez pas cela vous risquez une amende de 1 500 € par compte non déclaré.

Quelles cases remplir sur votre déclaration ?

🗒️ Petite note avant d’aller plus loin : Attention aux comptes bancaires ou plateformes étrangères, si vous utilisez des services comme Paypal, Stripe, Wise, SumUp, vous devez les déclarer via le formulaire 3916 ou 3916-bis. Cette obligation concerne les comptes ouverts, utilisés ou clos à l’étranger, même s’ils servent uniquement à encaisser des paiements professionnels.

Quelles cases remplir selon votre activité dans le formulaire 2042-C-PRO

Pour les activités commerciales (ventes – BIC)

Reportez votre chiffre d’affaires BIC en case 5KO / 5LO / 5MO (ventes).

Pensez bien à renseigner en case 5DB / 5EB / 5FB le nombre de mois d’activité.

Capture d'écran des cases revenus industriels et commerciaux professionnels

Pour les prestations de services (BIC)

Reportez votre chiffre d’affaires BIC en case 5KP / 5LP / 5MP (prestations de services).

Pensez bien à renseigner en case 5DB / 5EB / 5FB le nombre de mois d’activité.

Capture d'écran des cases revenus industriels et commerciaux professionnels pour les BIC

Pour les professions libérales (BNC)

Reportez votre chiffre d’affaires BIC en case 5HQ / 5IQ / 5JQ.

Pensez bien à renseigner en case 5XI / 5YI / 5ZI le nombre de mois d’activité.

Capture d'écran des cases revenus industriels et commerciaux professionnels pour les BNC

Dans le cas du prélèvement libératoire

Même avec cette option, le chiffre d’affaires doit être déclaré dans les cases spécifiques “micro-entrepreneur avec versement libératoire”

Cette déclaration n’engendrera pas de double imposition, pas d’inquiétude !

Si vous avez opté pour cette option, reportez votre CA en case 5TA (ventes BIC), 5TB (prestations BIC) et/ou 5TE (recettes BNC).

Capture d'écran des cases à remplir pour le versement libératoire

Paiement de l’impôt pour l’auto-entreprise

Le prélèvement à la source

Sans versement libératoire, l’impôt est prélevé a posteriori via le prélèvement à la source.

L’administration calcule votre impôt, sur la base de votre dernière déclaration, puis applique ce taux de prélèvement. Vous payez ensuite sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels.

Vous avez la possibilité de modifier ce taux ou d’ajuster vos acomptes à tout moment via votre espace dans le cas d’une baisse ou d’une hausse de chiffre d’affaires.

Avec prélèvement libératoire, et dans le cas où vous avez pris cette option, l’impôt est payé en même temps que vos cotisations sociales (soit chaque mois, soit chaque trimestre selon votre cas), et il n’y a pas de paiement supplémentaire en fin d’année.

La déclaration reste cependant obligatoire, bien qu’elle ait un rôle plus informatif ici

Les autres taxes à ne pas oublier

Focus sur la première année d’activité

Lorsque vous démarrez une activité, vous avez quelques démarches initiales à réaliser.

  • Exonération de CFE la première année
  • Déclaration initiale obligatoire via le formulaire 1447-C-SD
  • À effectuer avant le 31 décembre de l’année de création

Oublier cette formalité peut entraîner une taxation automatique l’année suivante.

Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

La CFE est un impôt local, redevable par toute entreprise ou personne qui exerce une activité non salariée. Il est dû seulement à partir de la deuxième année d’activité, le montant varie en fonction du CA et de la zone géographique ou l’activité est exercée.

La déclaration initiale est obligatoire via le formulaire 1447-C-SD et doit être effectué avant le 31 décembre de l’année de création de l’entreprise. Sans déclaration initiale, une taxation automatique l’année suivante est réalisée, donc attention à ne pas l’oublier.

Pour la suite, chaque année, votre avis CFE vous est transmis via votre espace professionnel des impôts, vous avez ensuite jusqu’au 15 décembre pour le régler.

TVA et auto-entrepreneur

Pour les indépendants, vous avez une franchise en base de TVA, vous ne payez donc que si votre CA dépasse un certain seuil.

Lorsque le seuil est dépassé, vous avez ensuite obligation de facturer la TVA, puis de la déclarer et la reverser.

Questions fréquentes sur la déclaration d’impôts des auto-entrepreneurs

Faut-il déclarer un chiffre d’affaires nul ?

Oui, la déclaration est obligatoire même à 0 €.

Peut-on déduire ses charges réelles ?

Non, l’abattement forfaitaire remplace toute déduction.

Peut-on changer de régime fiscal ?

Oui, sous conditions et dans des délais précis.

Quel montant dois-je déclarer ?

Vous êtes dans l’obligation de déclarer le chiffre d’affaires encaissé sur l’année, et non votre bénéfice. Les factures émises mais non payées ou non encaissées ne doivent donc pas figurer.

Quelle différence entre déclaration URSSAF et déclaration d’impôts ?

URSSAF : vous déclarez votre chiffre d’affaires pour payer vos cotisations sociales.

Impôts : vous déclarez vos revenus pour calculer le montant de la taxe sur vos revenus.

Conclusion

La déclaration auto entrepreneur peut sembler complexe, mais le régime micro-entreprise reste l’un des plus simples en France. En comprenant les règles, les cases à remplir et les modalités de paiement, vous évitez erreurs et pénalités.

Astuce : conservez un suivi précis de votre chiffre d’affaires, anticipez vos échéances fiscales avec des rappels des dates clé (ouverture de la période déclarative, dates buttoirs, CFE, etc.), pour ne rien rater.

En pratique, plus vous serez organisé et plus vos démarches seront rapides et simplifiées chaque année. N’hésitez pas à vérifier régulièrement votre situation fiscale, notamment dans le cas d’une évolution d’activité, un changement de régime ou de situation. Une bonne organisation vous permettra également de rester en conformité et surtout, d’optimiser votre fiscalité sur le long terme.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *