Vous communiquez sur Instagram, Facebook, LinkedIn ou votre site internet, mais vous avez parfois le sentiment de dépendre entièrement des plateformes pour toucher votre audience ? Vous publiez régulièrement pour être visible au maximum, mais vous ne savez jamais vraiment combien de personnes voient réellement votre contenu ?
C’est ici qu’une mailing list, autrement dit une liste email ou liste de diffusion, peut être intéressante, car elle vous permet alors de proposer vos contenus par email, directement aux personnes intéressées. Une fois inscrites, vous pouvez ensuite leur envoyer une newsletter régulière, partager vos conseils, présenter vos offres ou encore annoncer vos actualités du moment. Mais ce n’est pas tout, puisqu’il est également possible de créer des séquences automatisées, pour entretenir le lien avec votre audience.
Vous devez cependant être prudent, car une mailing list ne doit pas servir à accumuler des adresses emails dans un fichier Excel ou dans votre client mail. Il vous faudra une réelle stratégie pour qu’elle soit vraiment utile à votre entreprise. Votre liste devra alors être qualifiée, consentie pour respecter le RGPD, entretenue et animée par des contenus pertinents pour votre cible.
Dans ce guide, nous allons donc voir concrètement pourquoi créer cette base emails est intéressant, comment commencer, quels contenus envoyer, comment obtenir ses premiers abonnés et les erreurs à éviter.
Qu’est-ce qu’une list mailing ?
Définir les termes
Le terme est souvent utilisé pour parler d’une liste de personnes ayant accepté de soumettre leur adresse électronique et à laquelle une entreprise peut envoyer des communications par ce biais.
En français cependant, on parlera plus facilement d’une liste de diffusion, de liste email ou encore de base de contacts.
Une liste de diffusion peut par exemple être composée :
- de prospects intéressés par vos services, vos conseils ou vos actualités ;
- d’acheteurs ;
- de lecteurs de votre blog ;
- d’internautes ayant téléchargé un guide ;
- de participants à un webinaire ;
- ou tout simplement d’abonnés à votre newsletter ;
Avec ce canal de communication, l’objectif n’est pas simplement de posséder une grande quantité d’adresses emails. Avoir une grande liste de diffusion est certes un avantage, mais à condition que les contacts qui la composent soient effectivement intéressés. Ainsi, la valeur d’une mailing list dépend surtout de la qualité des contacts, plutôt que de la quantité.
En effet, quelqu’un qui s’inscrit volontairement, parce qu’elle souhaite recevoir vos conseils ou vos nouvelles, est beaucoup plus intéressante pour votre activité qu’une personne dont l’adresse a été récupérée sans véritable intention de suivre et de lire votre communication.
Mailing list, newsletter et emailing : quelle différence ?
On ne va pas vous mentir, ces trois notions sont proches ! Mais elles possèdent quand même leurs propres nuances, on vous explique.
D’abord, la mailing list, c’est tout simplement la liste de contacts.
La newsletter, elle, est un type de contenu envoyé régulièrement à cette même liste. Il peut s’agir de conseils, d’actualités, d’un regroupement d’articles, d’analyses, de nouveautés, de promotions, etc.
Enfin l’emailing désigne quant à lui et plus largement, l’utilisation de l’email comme canal de communication marketing.
Pour illustrer :
- Vous créez une liste de 500 abonnés ? Vous disposez ici d’une base de données composée d’emails ;
- Vous envoyez chaque mardi un conseil à ces abonnés ? Vous faites alors une newsletter ;
- Vous envoyez automatiquement une série de 5 emails après l’inscription ? Alors vous utilisez une séquence d’emailing automatisée.
Il est important de faire la distinction, puisque créer une liste d’adresses électroniques n’est en fait que la première étape de votre action de communication. Vous devrez ensuite déterminer quoi lui proposer comme contenu.
Pourquoi créer une list mailing quand on est entrepreneur ?
Pour un entrepreneur, cette liste email prend un autre enjeu, car elle peut devenir un véritable actif de votre marketing.
En effet, lorsque vous publiez sur un réseau social comme Instagram, Facebook ou encore TikTok, certes vous construisez votre audience, mais vous la construisez dans un environnement que vous ne maîtrisez pas totalement. Chaque plateforme a ses propres règles, ses algorithmes et il faut garder en tête que les fonctionnalités du réseau peuvent évoluer à tout instant. Vous êtes alors dépendant d’un système et du bon vouloir des éditeurs de ces outils.
En revanche, avec une liste email, vous disposez d’un canal de communication direct, et vous n’êtes pas dépendant d’un fonctionnement déterminé pour vous. L’email n’a bien évidemment pas vocation à remplacer les réseaux sociaux ou même votre site internet, mais il permet de développer différents canaux de communication pour toucher votre cible et construire un parcours client qui vous est propre.
Vous avez ainsi plusieurs flèches à votre arc pour entretenir votre relation avec votre audience.
Voyons quatre avantages à la loupe.
1. Vous créez une relation directe avec votre audience
Sur un réseau social, il faut savoir qu’une personne peut vous suivre sans jamais voir vos publications. En effet, vos publications ne sont jamais montrées à 100% de vos abonnés. L’algorithme va présenter vos posts à un faible échantillon, le plus susceptible d’interagir avec vos contenus, s’il performe bien, l’échantillon sera élargi, mais n’atteindra jamais tous vos abonnés dans tous les cas.
Avec une infolettre, tant que vous avez un bon taux de délivrabilité, votre contenu arrive directement dans sa boîte de réception.
Par conséquent, ce canal peut être particulièrement intéressant pour un entrepreneur qui vend :
- des prestations de services ;
- du conseil ;
- des formations ;
- des produits numériques ;
- des abonnements ;
- des produits physiques ;
- ou encore des accompagnements.
L’email permet notamment de prendre davantage le temps d’expliquer et de mettre en avant votre expertise, comparé aux posts à destination des réseaux.
Une publication LinkedIn par exemple peut attirer l’attention en quelques secondes, mais une newsletter peut plus facilement approfondir le sujet.
La complémentarité de ces canaux peut alors être développée ainsi : les réseaux sociaux permettent de toucher un premier échantillon de cible, puis l’inscription permet ensuite d’accompagner progressivement le lecteur vers une prise de contact ou simplement vers ce que vous proposez.
2. Vous ne construisez pas uniquement une audience, mais une relation
Le lien ne sera pas le même entre les réseaux sociaux et les inscrits à votre newsletter. Déjà parce qu’il faut que vous réalisiez, qu’un follower n’est pas nécessairement un prospect, et ensuite parce que quelqu’un qui vous laisse volontairement son adresse email pour recevoir vos nouvelles manifeste déjà un niveau d’intérêt supérieur à un abonné.
Cela ne signifie pas qu’elle deviendra automatiquement cliente, mais vous disposez d’un moyen de rester en lien avec elle et de lui apporter régulièrement de la valeur plus personnel.
Et c’est particulièrement important pour les activités où la décision d’achat demande du temps. Eh oui ! En effet, un prospect peut vous découvrir aujourd’hui mais n’avoir besoin de vos services que dans six mois, ou prendre plusieurs semaines pour se renseigner à votre sujet avant d’aller plus loin dans son parcours.
Votre infolettre peut donc vous permettre de rester présent dans l’esprit de vos prospects entre ces deux moments.
3. Vous pouvez développer votre activité sans vendre à chaque email
Toute bonne communication ne peut être une succession constante de publicités. Et c’est une erreur courante que de considérer sa base d’emails uniquement comme un outil de vente.
L’idée est davantage de la penser comme un moyen de construire une relation, dans laquelle la vente devient une conséquence de la confiance accordée, plutôt qu’un objectif de vente affiché à chaque message.
Pour ça, vous pouvez donc alterner entre :
- des conseils pratiques ;
- des retours d’expérience ;
- des études de cas ;
- des contenus pédagogiques ;
- des coulisses de votre entreprise ;
- des ressources utiles ;
- des articles de blog ;
- des témoignages clients ;
- des actualités ;
- et des offres commerciales.
Vous devez toujours penser en termes de valeur apportée à votre audience.
4. Vous pouvez automatiser une partie de votre communication
L’un des grands intérêts d’une liste de diffusion est la mise en place d’automatisations.
Un logiciel d’email marketing peut par exemple, envoyer automatiquement :
- un email immédiatement après l’inscription ;
- un deuxième email deux jours plus tard ;
- un conseil quelques jours après ;
- une étude de cas ;
- puis une proposition commerciale ;
- ou même encore, un email pour les abandons de panier.
C’est à vous de créer la séquence. Elle sera ensuite déclenchée à chaque action déclencheuse.
Dans ce cas, on va parler d’automation marketing ou d’email automation.
Et pour un entrepreneur qui travaille seul, comme pour les grandes structures, cette automatisation représente aussi bien un gain de temps considérable, qu’une amélioration de l’efficacité.
Comment créer une list mailing et pourquoi la lier à un formulaire ?
Ici, rien de compliqué, pour la créer la recette est simple et vous aurez besoin de 4 éléments :
D’abord, une audience cible, et pour ça, vous devez savoir à qui vous vous adressez ;
Ensuite, il vous faudra une raison de s’inscrire, c’est-à-dire qu’est-ce qui donnerait envie de laisser son adresse mail ;
Après ça, vous aurez besoin d’un formulaire d’inscription ! Eh oui ! Il faut bien un endroit pour les recueillir ces emails ;
Enfin, vous ne pourrez rien faire sans un outil d’email marketing (MailChimp ou Brevo par exemple), et qui vous permettra de stocker les emails, segmenter, gérer les inscriptions et les désinscriptions, créer vos emails, puis suivre les résultats.
Nous allons maintenant voir ces étapes plus en détail.
Étape 1 : définir à qui s’adresse votre liste email
Comme toute diffusion de contenu, vous devez au préalable analyser vos cibles, voire travailler des personas. Et pour ça, vous devez commencer par vous poser une question simple :
“En définitive, qui est-ce que je cherche à attirer ?”
Pour rendre ça plus concret, on va prendre plusieurs exemples.
- Si vous êtes coach sportif, votre liste peut être destinée aux individus qui souhaitent reprendre le sport après une longue période d’inactivité.
- Si vous êtes graphiste, vous pouvez cibler les entrepreneurs qui souhaitent améliorer leur identité visuelle.
- Enfin, si vous êtes consultant SEO, vous pouvez vous adresser aux dirigeants de petites entreprises qui souhaitent générer davantage de trafic grâce à leur site.
C’est important de préciser ces éléments car une infolettre ne sera jamais destinée à tout le monde. Si c’est le cas, alors votre communication risque d’être trop générique, de ne pas répondre aux problématiques rencontrées par vos cibles, pour au final ne toucher personne.
Il vous faut donc une promesse ciblée, pour que les internautes puissent s’identifier, se reconnaître, et donc avoir envie de s’inscrire.
Et pour illustrer mon point, je vous donne un exemple.
Avec une proposition comme : “Inscrivez-vous pour recevoir mes actualités”, on a un message qui est relativement vague, on ne se sent pas interpellé, on ne comprend pas ce que ça va nous apporter.
Par contre, avec une proposition comme : “Chaque semaine, recevez 3 conseils SEO simples à appliquer sur votre site sans être expert en référencement.”, là, on voit tout de suite ce que ça nous apporte et l’intérêt de s’inscrire. Et si ma problématique, c’est justement que je ne suis pas expert et que j’ai besoin d’améliorer le classement de mon site internet dans les résultats de recherche, je vais tout de suite me sentir plus concerné.
Étape 2 : donner une bonne raison de s’inscrire
Justement, on en parlait juste avant, une fois que vous avez identifié à qui s’adresse votre emailing, vous allez devoir mettre en avant son intérêt. Et c’est le second point le plus important ici pour développer votre liste de diffusion.
Eh oui ! Pourquoi quelqu’un vous donnerait-il son adresse email ? Les gens sont de plus en plus réticents à laisser leurs données, vous devez donc être convaincant, et pour ça, on va parler de lead magnet.
Le lead magnet c’est quoi ? Il s’agit d’une ressource gratuite proposée en échange d’une inscription à votre liste email, par exemple :
- un ebook ;
- un guide PDF ;
- une checklist ;
- un modèle ;
- un template ;
- une mini-formation ;
- une série de vidéos ;
- une étude ;
- un diagnostic ;
- une liste d’outils ;
- un webinaire ;
- un cours par email ;
- un code promotionnel.
Le but n’est pas de créer un document de 50 pages, votre lead magnet doit cependant résoudre un problème précis pour votre cible.
Donc, comme tout à l’heure, vous devez être précis. Et au lieu de dire “Téléchargez gratuitement mon guide du marketing digital”, vous pouvez écrire “La checklist en 15 points pour optimiser la page d’accueil de votre site avant de lancer une campagne publicitaire”.
De nouveau, avec la seconde proposition, on a quelque chose de plus concret, qui répond à un besoin clairement identifiable.
Étape 3 : créer votre formulaire d’inscription
C’est votre prochaine tâche une fois vos cibles et votre proposition définie, vous devez permettre aux internautes de s’inscrire.
Pour ce faire, il vous faudra un formulaire ou un champ d’inscription et vous aurez plusieurs solutions possibles pour son intégration. Il pourra d’ailleurs être disponible à plusieurs endroits, mais on le retrouve communément :
- sur votre site internet ;
- dans vos articles de blog ;
- sur une landing page dédiée ;
- dans une fenêtre pop-up ;
- dans votre bio sur les réseaux sociaux ;
- après un formulaire de contact ;
- sur une page dédiée à votre lead magnet.
Pas besoin de le placarder partout néanmoins, comme à chaque fois, vous devez être stratégique et penser à une intégration logique dans votre tunnel de conversion.
Dans ce formulaire, vous pourrez demander plusieurs informations, mais bien souvent l’adresse email est suffisante.
À noter aussi que, plus vous demandez des informations (nom, prénom, téléphone, l’entreprise ou la fonction, etc.), et plus vous allez créer de la friction. On l’a vu, les Français tout particulièrement ne sont pas très friands de laisser leurs informations.
Par ailleurs, chaque donnée collectée doit avoir une utilité réelle et vous êtes soumis au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), dès la collecte d’emails. Vous devrez donc automatiquement intégrer un champ sur votre formulaire pour spécifier quelle utilisation est faite des données que vous collectez, et intégrer une case à cocher pour récolter le consentement de votre visiteur.
Étape 4 : choisir un outil pour gérer sa liste de diffusion
Comme on aime les choses faites proprement, notre conseil c’est d’éviter de faire votre liste manuellement, que ça soit dans Excel ou Google Sheets. Pourquoi ? Parce que quand on a quelque inscrit, ça n’est pas trop gênant, mais quand la liste s’allonge, ça peut devenir de plus en plus compliqué à gérer. En plus de ça, vous ne pourrez pas segmenter votre base et proposer des emails personnalisés en fonction des intérêts de vos cibles.
Du coup, oubliez les tableurs ! Il y a des outils d’emailing fait pour ça, qui vont vous aider à :
- stocker vos mails ;
- gérer les inscriptions ;
- gérer les désinscriptions ;
- envoyer des campagnes ;
- créer des formulaires ;
- automatiser des séquences ;
- segmenter votre audience ;
- mesurer les performances ;
- gérer les rebonds ;
- et améliorer la délivrabilité.
Parmi les solutions disponibles les plus connues, on trouve notamment des plateformes comme Brevo, Mailchimp, MailerLite, Klavyio, Mailjet, HubSpot, ou encore ActiveCampaign.
Le choix dépendra surtout de votre niveau technique (certains outils sont plus intuitifs que d’autres), de la taille de votre base, de vos besoins en automatisation, et surtout du coût ! Certaines plateformes proposent des plans gratuits ou une version freemium qui peuvent vous permettre de démarrer en douceur. N’oubliez pas de vérifier les tarifs au-dessus des plans gratuits pour ne pas avoir de surprise et devoir migrer toute votre base de données plus tard…
Et ensuite ?
Une fois la liste créée, ne laissez pas votre nouvel abonné attendre plusieurs semaines avant de recevoir quelque chose.
On vous recommande chaudement de mettre en place une petite séquence de bienvenue !
Ça ressemble à quoi ? Eh bien, si on reprend notre exemple du coach de tout à l’heure, on pourra avoir :
- Un mail immédiatement après inscription pour souhaiter la bienvenue, pensez bien à remercier l’internaute et donnez-lui la ressource promise.
- Un mail à J+2, en lui proposant votre meilleur conseil ou une information supplémentaire qui lui serait directement utile et vous permette de mettre en avant votre expertise.
- Un mail à J+4, pour expliquer une erreur fréquente que votre audience commet souvent et surtout comment faire pour l’éviter.
- Un mail à J+7, pour présenter votre méthode pour résoudre un problème récurrent de vos cibles, pour lui permettre de continuer de s’identifier.
- Un mail à J+10, cette fois-ci pour proposer une offre. Expliquez comment vous pouvez accompagner votre prospect s’il souhaite aller plus loin avec vous.
Il s’agit ici d’une façon de procéder, mais l’essentiel est de garder une progression logique. On parle :
- problème ;
- valeur ;
- confiance ;
- solution ;
- puis offre.
Point RGPD : peut-on ajouter n’importe quelle adresse à sa liste ?
Non, non et non ! Il faut être clair…
Nous l’avons rapidement évoqué dans ce guide, mais en France, pour la prospection commerciale par email auprès de particuliers, le principe est celui du consentement préalable. La CNIL précise que ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé et univoque. C’est pour cela qu’il faudra intégrer à votre formulaire une case à cocher par l’utilisateur. Un case non pré-cochée ne constitue pas un consentement valable, donc faites très attention à ce point !
Second point, et au risque de nous répéter, vous devrez informer les personnes de l’utilisation de leurs données, avant l’inscription.
Ensuite, vous devrez leur permettre de rétracter leur consentement, de se désinscrire à tout moment ou de tout simplement s’opposer à la collecte et l’utilisation de leurs données.
Donc, ça veut dire concrètement, que vous devez absolument éviter :
- d’acheter une liste d’adresses email ;
- de récupérer des adresses sur LinkedIn pour les ajouter à votre base de données ;
- d’inscrire automatiquement vos contacts professionnels sans vérifier le cadre applicable ;
- d’utiliser une case pré-cochée pour obtenir un consentement ;
- et de rendre l’inscription à votre infolettre obligatoire pour accéder à un service qui n’en nécessite pas l’usage.
Il faut savoir aussi que la CNIL fait une distinction entre la prospection commerciale, les messages transactionnels et les communications relationnelles. Donc les obligations légales dépendent de la nature du message et du contexte. Mais gardez en tête que pour une communication commerciale auprès de particuliers, le consentement préalable est en principe requis.
Autrement, dans le doute, ou si vous avez une situation particulière, le mieux est de vérifier les règles applicables à votre activité et à votre public ou de se rapprocher de la CNIL directement.
Double opt-in : faut-il demander une confirmation d’adresse ?
Pour commencer, de quoi s’agit-il ? Le double opt-in consiste à demander à une personne de confirmer son inscription après avoir rempli le formulaire. Ça se traduit souvent par un mail reçu avec un lien cliquable, pour confirmer qu’il s’agit bien d’une adresse active, mais pas que.
Cette étape présente plusieurs intérêts :
- on l’a dit, vérifier que l’adresse email fonctionne ;
- mais cela permet également de limiter les inscriptions frauduleuses ;
- de réduire les fausses adresses ;
- de confirmer l’intérêt réel de l’abonné ;
- et conserver une base qualitative.
Le double opt-in est notamment recommandé comme bonne pratique de gestion de liste par les plateformes d’email marketing, de notre côté, on ne peut que vous conseiller de l’intégrer.
Que peut-on envoyer à sa liste de diffusion et à quelle fréquence ?
Votre liste est désormais créée, votre formulaire est prêt à être activé sur votre page, mais maintenant se pose une autre question : “Mais de quoi est-ce que je vais bien pouvoir parler chaque semaine ?”
Alors, bonne nouvelle, vous n’avez pas besoin de réinventer votre communication à chaque fois. Je vous donne ici quelques pistes.
Votre contenu pédagogique
Votre expertise, ça fait partie de votre métier, donc utilisez-la ! Transformez-la en conseils simples.
Ça peut ressembler à quelque chose comme :
- “3 erreurs qui ralentissent votre site”
- “Comment choisir son statut quand on lance son activité ?”
- “Les 5 éléments indispensables sur une page de vente”
Ces informations ne vous remplacent pas, l’objectif ici est de rendre votre expertise accessible à une audience dont ça n’est pas le domaine.
Vos articles de blog
Vos mails peuvent servir à distribuer vos contenus existants. Donc, si vous publiez un article SEO, vous pouvez envoyer un résumé pour donner envie de le lire, et ajouter un lien vers l’article en question.
Cela permet de créer ainsi une boucle intéressante puisque vous amenez du trafic vers votre site, ce qui renforce votre SEO, et donc les possibilités d’obtenir de nouvelles visites.
De cette façon, votre référencement naturel et votre stratégie email peuvent donc se renforcer mutuellement.
Vos retours d’expérience
Ce point est particulièrement intéressant pour les entrepreneurs, puisqu’ils ont souvent le sentiment d’avoir beaucoup moins de contenu qu’ils ne le pensent.
Cependant, vous pouvez parler :
- d’une erreur que vous avez commise ;
- d’une méthode que vous avez testée ;
- d’un résultat obtenu ;
- d’un projet ou d’une mission passée ;
- d’une difficulté rencontrée ;
- d’une leçon tirée d’une expérience.
Ces contenus donnent par ailleurs une dimension plus humaine à votre profil et participent au développement de votre personal branding.
Vos propositions commerciales
Oui, vous pouvez tout à fait vendre par email. Vous devez effectivement varier vos contenus et ne pas passer votre temps à proposer ce type de message, cependant, votre base de données peut servir à annoncer :
- une nouvelle prestation ou produit ;
- une promotion ;
- une formation ;
- un concours ;
- une ouverture de créneaux ;
- un événement ;
- un webinaire.
Pensez simplement à la relation sur le long terme et ne pas matraquer votre audience, sinon elle risque de rapidement se lasser…
A quelle fréquence envoyer vos communications ?
Il n’existe pas de fréquence universelle. Il est tout à fait possible d’envoyer vos mails une fois par semaine, tous les quinze jours, une fois par mois. L’idée est que vous puissiez tenir le rythme dans la durée pour tenir vos promesses.
Pour un entrepreneur qui communique lui-même, un contenu hebdomadaire ou bimensuelle peut déjà constituer un très bon point de départ. Il faut surtout être cohérent. Si vous annoncez un conseil chaque mardi, essayez de publier comme convenu !
Comment développer sa base de données ?
Votre système est en place, vos communications et vos automatisations sont prêtes, il ne vous reste plus qu’à attirer régulièrement de nouvelles inscriptions. Je vous propose donc ici quelques leviers adaptés aux entrepreneurs.
Grâce à votre site internet
Pensez à ajouter votre formulaire d’inscription aux endroits pertinents pour votre stratégie :
- page d’accueil ;
- articles de blogs concernés ;
- pied de page ;
- ou landing page
Grâce à votre référencement naturel
Vos articles SEO peuvent en effet attirer des internautes qui recherchent précisément les problèmes que vous proposez de résoudre. Pour faire face à ces situations, vous devez être prêt à leur proposer un contenu complémentaire pour aller plus loin. Cela vous permettra de transformer une partie de vos lecteurs en abonnés, grâce à vos leads magnets.
Grâce aux réseaux sociaux
Intégrer vos réseaux sociaux dans votre stratégie d’acquisition. Ne cherchez pas simplement les likes et les interactions, mais proposez des appels à l’action qui renvoient vers :
- votre infolettre ;
- votre guide gratuit ;
- votre checklist ;
- votre webinaire ;
- votre formation libre d’accès.
Veillez simplement à ne pas trop multiplier les étapes pour que votre prospect accède à ce qu’il cherche, sinon vous risquerez de les décourager et de les perdre.
Grâce aux partenariats
Il vous est tout à fait possible d’étendre votre listing en collaborant avec des entrepreneurs, à condition qu’ils s’adressent à une audience complémentaire à la vôtre, et que le partenariat soit pertinent pour les deux audiences concernées. Ça peut être une collaboration entre :
- un photographe et un graphique ;
- un coach sportif et un nutritionniste ;
- un consultant SEO et un développeur web ;
- ou encore un expert-comptable et un avocat d’affaires.
Aller plus loin dans les paramètres et l’amélioration
La segmentation : le secret d’une base mails vraiment utile
La segmentation intervient lorsque votre liste s’allonge. En effet, vous allez probablement constater que tous vos abonnés n’ont pas les mêmes besoins.
Un débutant n’a pas nécessairement envie de recevoir les mêmes contenus qu’un expert. Un prospect n’a pas les mêmes attentes qu’un client. Un prospect intéressé par votre service A n’a pas forcément envie de recevoir toutes vos communications concernant le service B, etc.
C’est pour cela que la segmentation devient intéressante. Vous pouvez découper votre audience selon plusieurs critères :
- ses centres d’intérêt ;
- son comportement ;
- son historique d’achat ;
- le contenu téléchargé ;
- son niveau d’engagement ;
- son statut ;
- les liens sur lesquels elle a cliqué ;
- ses préférences.
Ensuite, la segmentation permet d’envoyer des messages différents, mais surtout le bon contenu au bon groupe.
Les outils précédemment présentés recommandent aussi de privilégier les segments pertinents plutôt que d’envoyer systématiquement chaque campagne à toute la base complète. Eh oui, les mails dans sa boîte, c’est bien, mais il ne faudrait pas lasser les gens non plus avec des messages qui ne les concernent pas !
Délivrabilité : comment faire pour que vos emails arrivent dans la boîte de réception
Vous aurez beau avoir 5 000 abonnés, ça ne servira pas à grand-chose si vos mails terminent dans les spams.
La délivrabilité désigne tout simplement le fait que vos mails arrivent correctement jusqu’aux boîtes de réception de vos destinataires. Elle est souvent mesurée en taux de délivrabilité et elle dépend notamment :
- de la qualité de votre liste ;
- de votre réputation d’expéditeur ;
- de la configuration technique ;
- du taux de rebond ;
- des plaintes pour spam ;
- de l’engagement de vos inscrits ;
- de la fréquence d’envoi.
C’est pour cela qu’on insiste depuis le début sur le fait de trier sur le volet votre base et ne rien envoyer aux utilisateurs qui n’ont jamais demandé à recevoir vos messages. Les bonnes pratiques recommandent notamment de nettoyer régulièrement les mails inactifs pour améliorer cette statistique.
Ainsi, une petite base engagée vaudra toujours mieux qu’une énorme base inactive. Il ne faut donc pas uniquement chercher à augmenter votre nombre d’abonnés, mais bien à construire une audience qui attend vos communications, les lit, clique, répond, et achète lorsque votre proposition lui correspond.
Quels indicateurs suivre ?
Vous l’avez peut-être compris en lisant cet article, mais on aime la simplicité ! Donc on ne va pas vous conseiller de surveiller 50 statistiques, mais 5 principales.
- Le taux de délivrabilité (encore lui !), qui vous permettra comme on l’a vu de vérifier que vos petits courriers soient bien distribués.
- Le taux d’ouverture, qui donne une indication du nombre de destinataires ayant ouvert le message (à noter que cette statistique a des limites, notamment depuis l’instauration d’une nouvelle règle par la CNIL au sujet du pixel de tracking. Seuls les utilisateurs ayant donné leur accord sur ce tracking seront donc comptés dans cette statistique).
- Le taux de clic, qui indique la proportion de destinataires ayant cliqué sur un lien, et qui sera tout particulièrement intéressant lorsqu’un mail a un objectif précis (télécharger une ressource, consulter un article, réserver un appel, découvrir un service, etc.).
- Le taux de désinscription, qui permet de mesurer, comme son nom l’indique, le pourcentage de désinscription. En le surveillant, vous pouvez déterminer à quel moment les campagnes provoquent un désengagement, ou si la fréquence d’envoi a mal été calibrée.
- Les conversions, qui mesurent combien de lecteurs ont été transformés. Celui-ci va vous intéresser si vous cherchez à générer des prises de rendez-vous, des demandes de devis, des ventes, des inscriptions, car au final, le grand objectif de tout ça, reste de faire progresser votre activité, grâce à votre communication.
FAQ sur la base de données mail
Combien faut-il d’abonnés pour commencer une liste de diffusion ?
Vous pouvez commencer dès vos premiers abonnés. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir plusieurs centaines ou milliers d’inscrits.
Une mailing list est-elle utile pour un freelance ?
Oui. Un freelance peut utiliser ce canal de communication pour partager son expertise, développer sa notoriété, entretenir sa relation avec ses prospects et présenter ses prestations.
Peut-on créer sa base gratuitement ?
Oui, certaines plateformes proposent des formules gratuites ou des fonctionnalités gratuites jusqu’à un certain volume. Vérifiez cependant les limites de chaque solution et le coût des forfaits payants avant de choisir.
Peut-on acheter sa base ?
Oui, mais c’est fortement déconseillé. Une base construite progressivement avec des prospects réellement intéressés est plus pertinente pour votre communication et votre délivrabilité.
Faut-il avoir un site internet pour créer sa base ?
Non, rien d’obligatoire. Vous pouvez utiliser une landing page ou un formulaire partagé. Cependant, il faut savoir qu’un site permet de créer davantage de points d’entrée et de relier votre stratégie email à votre contenu et à votre référencement naturel.
À quelle fréquence faut-il envoyer ses communications ?
Il n’existe pas de fréquence idéale pour tout le monde. L’idée est d’avoir un rythme accessible pour vous, en choisissant une fréquence que vous pouvez maintenir.
Faut-il nettoyer sa base régulièrement ?
Oui ! Votre listing n’est pas un fichier que vous remplissez ad vitam æternam. Les individus peuvent changer d’adresse, ne plus être intéressés, ne plus utiliser leur boite mail, ne plus ouvrir vos messages, ou s’être inscrits tout simplement pour récupérer votre ressource, sans intention d’aller plus loin. Vous devez donc surveiller les indicateurs comme les rebonds, les désinscriptions avec plaintes pour spam, et l’engagement de votre base, pour retirer les profils inactifs
Pour conclure sur les informations et les étapes présentées
Si vous développez votre activité sur le digital, la création et l’exploitation d’une base de données mail mérite clairement d’être envisagée comme un canal de communication à part entière.
Non seulement, parce qu’elle vous permet de construire progressivement une audience que vous pouvez contacter directement, mais aussi parce que vous pouvez ensuite mieux développer la relation avec vos prospects et acheteurs, notamment en automatisant une partie de votre communication.
Soyez attentif cependant à ne pas tomber dans les erreurs courantes, car une bonne base n’est pas simplement un énorme listing d’adresses. Elle doit être vue comme une communauté qui a choisi de recevoir votre contenu et à qui vous apportez régulièrement une vraie plus-value.
Pour démarrer, faites simple ! Déterminer votre cible, son problème et un contenu qui lui serait utile. Développez ensuite un formulaire dédié à la collecte des mails, construisez votre listing, préparez une séquence de bienvenue et restez régulier.
Vous pourrez ensuite mesurer les résultats et améliorez progressivement votre stratégie.
C’est largement suffisant pour poser les bases d’une véritable stratégie marketing, sans devenir vous-même expert en marketing digital.
Lancez-vous !
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